Les jours fériés en intérim soulèvent souvent des questions, notamment autour de la rémunération et des droits des salariés temporaires. Face à la complexité des règles qui semblent parfois réservées aux seuls salariés permanents, il est essentiel de comprendre comment la législation traite ce sujet pour garantir une équité entre tous les travailleurs, quelle que soit la nature de leur contrat. Ce guide décortique les règles applicables en 2026 et éclaire sur la façon dont les heures travaillées et les périodes de repos sont rémunérées, offrant ainsi un éclairage complet à ceux qui naviguent dans le monde du travail temporaire.
🕒 L’article en bref
La rémunération des jours fériés en intérim est encadrée pour assurer l’équité avec les salariés permanents. Comprendre ces règles, notamment le paiement sans condition d’ancienneté et les modalités de travail, aide à défendre ses droits.
- ✅ Principes fondamentaux : Les intérimaires bénéficient des mêmes droits que les salariés permanents.
- ✅ Rémunération des jours fériés : Paiement assuré sans condition d’ancienneté.
- ✅ Travail pendant jours fériés : Possible sauf pour le 1er mai, jour obligatoirement chômé.
- ✅ Indemnités complémentaires : Congés payés et indemnité de fin de mission systématiques.
📌 Ces règles précises garantissent aux intérimaires une rémunération conforme à la législation du travail et à l’égalité de traitement en entreprise.
Les principes légaux relatifs aux jours fériés en intérim
Avant toute discussion sur la rémunération, il est crucial de poser les bases légales concernant les jours fériés pour les salariés en intérim. La législation du travail en France repose sur un principe fondamental : l’égalité de traitement entre les intérimaires et les salariés permanents. Concrètement, les droits concernant les jours fériés doivent être appliqués de la même manière, notamment en matière de temps de travail et de rémunération.
Le Code du travail fixe précisément que seuls les onze jours fériés officiels sont concernés : le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, l’Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, l’Assomption, la Toussaint, le 11 novembre, et Noël. Parmi ceux-ci, seul le 1er mai doit obligatoirement être chômé dans toutes les entreprises, y compris celles qui emploient des intérimaires. Les autres jours peuvent être travaillés ou non selon les accords d’entreprise ou branche, ainsi que la nature de l’activité.
Concrètement, si une entreprise est ouverte un jour férié – que ce soit un commerce ou un service essentiel – les salariés en contrat d’intérim sont susceptibles d’être appelés à travailler et doivent bénéficier d’un traitement identique à celui des salariés permanents concernant les heures travaillées, la rémunération et les éventuelles majorations salariales.
L’octroi de ponts, ce jour de repos accordé entre un jour férié et un week-end, est également à considérer. L’intérimaire profite de cette mesure uniquement si la récupération de ces heures est possible au cours de la durée de sa mission ; autrement, le pont n’est pas imputable à ses congés payés ni rémunéré.
Ces règles illustrent la nécessité d’une grande vigilance et d’une bonne connaissance du contrat de travail temporaire, notamment pour éviter toute discrimination entre travailleurs. Un intérimaire bien informé avance plus sereinement dans sa mission, sachant qu’il bénéficie d’une protection claire, notamment sur ses jours fériés.

Comment est calculée la rémunération des jours fériés pour les intérimaires ?
Le calcul de la rémunération des jours fériés en intérim n’est pas un simple détail administratif : c’est un enjeu fondamental pour assurer une rémunération juste et conforme. Le principe inscrit dans la législation du travail impose le paiement des jours fériés aux intérimaires sans condition d’ancienneté, ce qui distingue nettement leur situation de celle des salariés permanents qui doivent parfois justifier de trois mois d’ancienneté.
Le jour férié chômé doit être rémunéré sur la base horaire habituelle, c’est-à-dire celle correspondant aux heures que l’intérimaire aurait normalement réalisées ce jour-là. Cette règle s’applique même si le contrat se limite à une courte durée. Contrairement à certaines idées reçues, aucune majoration salariale n’est obligatoire pour les jours fériés chômés, sauf si un accord collectif ou convention le prévoit spécifiquement.
Pour un jour férié travaillé, le salarié temporaire perçoit sa rémunération habituelle, complétée par toute majoration salariale prévue dans l’entreprise utilisatrice, notamment si un système de primes ou d’indemnités spécifiques s’applique ce jour-là. Par exemple, dans le secteur bancaire ou hospitalier, certains accords prévoient des majorations significatives, soulignant l’importance de se référer à sa convention collective. Pour en savoir plus sur la rémunération dans certains secteurs particuliers, il est conseillé de consulter des ressources spécialisées, comme cet article sur la rémunération dans les banques.
Le tableau ci-dessous offre un aperçu clair des différences de rémunération liées aux jours fériés dans le cadre d’une mission d’intérim :
| 📅 Type de jour férié | 💼 Situation | 💶 Base de rémunération | 🔍 Particularités |
|---|---|---|---|
| 1er mai (jour obligatoirement chômé) | Chômé | Rémunération normale | Situations d’exception selon activité |
| Autres jours fériés | Chômé | Rémunération normale ou majorée selon accord | Condition : l’entreprise le privilégie comme chômé |
| Tous jours fériés | Travaillé | Rémunération normale + majoration éventuelle | Selon convention collective ou accord d’entreprise |
Indemnités supplémentaires liées au contrat d’intérim
Au-delà des jours fériés, un intérimaire perçoit des indemnités spécifiques, notamment l’indemnité de fin de mission qui équivaut à 10 % de la rémunération brute totale pendant la mission. Cette indemnité compense la précarité du contrat et est versée systématiquement sauf exceptions prévues par la loi.
L’intérimaire bénéficie aussi de l’indemnité de congés payés, calculée sur le même principe, au minimum égale à 10 % des salaires bruts perçus durant la mission, versée à la fin du contrat. Ces indemnités sont obligatoires et doivent être mentionnées clairement sur le bulletin de paie, garantissant ainsi la transparence.
Pour approfondir la question des indemnités en intérim, la lecture d’articles spécialisés tels que le calcul des indemnités de fin de mission est recommandée afin de bien maîtriser ses droits.
Travail durant les jours fériés : droits et obligations des salariés intérimaires
Travailler un jour férié en intérim est une réalité courante mais encadrée. Le premier point important est que, hormis le 1er mai, législation et convention collective peuvent autoriser ou imposer le travail un jour férié durant la mission. Si l’entreprise utilisatrice reste ouverte, l’intérimaire peut alors contribuer normalement à la production sans discrimination.
Ce qui différencie l’intérimaire classique du salarié permanent est la souplesse de la gestion du temps de travail. L’intérimaire ne peut se voir imposer un travail un jour de pont si la récupération s’effectue après la fin de sa mission, ce qui évite toute perte financière injustifiée.
Un point souvent source de confusion concerne le travail la veille ou le lendemain d’un jour férié chômé. Contrairement à certaines croyances, aucun texte n’exige que l’intérimaire ait travaillé ces jours de part et d’autre pour prétendre à la rémunération du jour férié. La seule condition est que le jour férié soit inclus dans la période de mission, peu importe les jours travaillés autour.
Un exemple concret illustre cet aspect : si une mission débute le 6 mai et s’achève le 11 mai, le 8 mai sera systématiquement rémunéré s’il est chômé, même si le salarié n’a pas travaillé les 7 ou 9 mai. Par contre, si la mission commence après la date du jour férié, la rémunération pour ce jour n’est pas due.
Quant aux périodes entre deux missions, elles ne donnent pas droit au paiement des jours fériés, sauf si l’intérimaire est embauché pour une mission immédiate dans la même entreprise et sur le même poste. Cette continuité de contrat est essentielle pour faire valoir ce droit.
Pour approfondir les pistes autour des congés et jours fériés en intérim, une ressource précieuse permet de mieux comprendre le cadre légal et ses implications pratiques : travailler en intérim et droits aux congés payés.
Exemples concrets et conseils pratiques pour bien gérer ses jours fériés en intérim
Pour maîtriser les subtilités de la rémunération des jours fériés en intérim, illustrer le droit avec des cas pratiques est souvent la meilleure pédagogie.
Imaginons une entreprise de logistique où les intérimaires occupent des postes d’agent de manutention. Cette entreprise applique le pont entre le jeudi férié de l’Ascension et le week-end. Cependant, la récupération des heures de travail est impossible durant la mission intérimaire. Dans ce cas, les intérimaires bénéficient d’un paiement intégral pour le pont puisque la récupération hors contrat n’est pas envisageable.
Autre cas, dans une agence bancaire, un intérimaire peut être amené à travailler un vendredi férié. La convention collective applicable à cette entreprise prévoit une majoration de salaire de 100 % pour les heures travaillées un jour férié, ce qui représente une forte valorisation de son engagement.
Enfin, n’oublions pas que la rémunération comprend également catégories et éléments de salaire divers comme les primes, qui font l’objet d’un alignement avec les salariés permanents, d’où l’importance de bien vérifier son contrat et son bulletin de paie chaque mois. Pour optimiser sa rémunération globale, il peut aussi être opportun de consulter des fiches métiers précises, par exemple sur le salaire des auxiliaires de puériculture, pour comprendre les composantes salariales spécifiques liées à son secteur.
Les règles étant susceptibles de varier un peu selon les conventions collectives et les secteurs, la vigilance est de mise. Se référer aux textes légaux ou à des experts est conseillé dès qu’une situation semble ambiguë, tout comme anticiper sa carrière d’intérimaire en perfectionnant sa candidature, un point clé pour accéder à de meilleures missions, détaillé ici : réussir sa candidature en intérim.
Simulateur de rémunération intérim et jours fériés
Impacts des jours fériés sur le contrat d’intérim et les indemnités associées
Au-delà de la simple rémunération des jours fériés, il faut intégrer l’impact de ces jours sur l’ensemble du contrat d’intérim, notamment concernant les indemnités et la gestion des périodes non travaillées en raison des jours fériés ou de ponts.
Par exemple, le paiement des indemnités de congés payés, obligatoires à la fin de chaque mission, est directement lié au nombre d’heures et de jours travaillés, y compris les jours fériés rémunérés. L’indemnité de fin de mission, soit au minimum 10 % de la rémunération brute, complète cette protection, compensant la précarité induite par la mission temporaire.
Un point spécifique concerne la règle dite du « travail égal, salaire égal » : la rémunération de l’intérimaire ne peut pas être inférieure à celle d’un salarié permanent occupant le même poste, avec une qualification équivalente, une fois la période d’essai passée. Cette disposition protège fortement le travailleur temporaire, notamment sur des éléments tels que la majoration salariale en cas de jours fériés travaillés.
Cette égalité s’applique également aux accessoires de salaire — primes, avantages en nature et autres indemnités — et s’impose à l’entreprise de travail temporaire qui doit remettre un bulletin de paie conforme à ses obligations. Le non-respect de ce principe expose à des sanctions sévères, soulignant l’importance d’une vigilance accrue.
Pour approfondir cette question, plusieurs ressources comme la page dédiée au paiement de la paie en intérim peuvent être consultées afin de mieux comprendre les calendriers et les modalités de versement des salaires et indemnités.
- ⚖️ Respect de la législation : principe « travail égal, salaire égal » appliqué.
- 💰 Indemnités : indemnité de fin de mission et congés payés assurés.
- 🗓️ Gestion des ponts : récupération uniquement si possible durant la mission.
- 🛡️ Protection : sanctions prévues en cas de non-respect des droits.
- 📄 Documents : bulletin de paie et mentions obligatoires.
Un intérimaire peut-il refuser de travailler un jour férié ?
Oui, sauf si le contrat de mission stipule que le travail est nécessaire ce jour-là et que l’entreprise reste ouverte. Le refus non justifié peut entraîner des conséquences.
Comment est calculée l’indemnité de fin de mission ?
Elle correspond à 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant la mission, versée à la fin de celle-ci, sauf exceptions légales ou conventionnelles.
Dois-je être présent la veille ou le lendemain d’un jour férié pour être payé ?
Non. Tant que le jour férié chômé est inclus dans la période de mission, sa rémunération est due indépendamment de votre présence autour.
Les ponts sont-ils toujours rémunérés en intérim ?
Ils le sont si la récupération des heures n’est pas possible durant la mission. Sinon, ils peuvent être récupérés et ne donnent pas lieu à rémunération supplémentaire.
Le 1er mai est-il toujours chômé pour les intérimaires ?
Oui, le 1er mai est le seul jour férié légalement obligatoire à être chômé et rémunéré, sauf exceptions pour activités ininterrompues.




